Presque à la manière d'un roman épistolaire, c'est à travers des conversations téléphoniques que l'on va entrer dans l'histoire de cette famille. C'est dans des cabines téléphoniques que l'existence des personnages bascule, que tout prend vie et que l'on meurt aussi. C'est dans les cabines que les moments clé de leur vie vont se produire, les grandes joies comme les tragédies. Jonglant d'une époque à l'autre, depuis la libération de Paris jusqu'à la victoire de Zidane, au gré des jingles publicitaires qu'on a tous fredonnés et qui peuplent notre inconscient collectif, on recolle peu à peu les pièces de cette enquête familiale à suspens, où l'on découvre l'incroyable pouvoir de la transmission intergénérationnelle.
Le point de départ de ce spectacle est très intéressant puisque nous n'avons pas le droit à une mais à trois histoires à trois époques différentes. Leur point commun? Une cabine téléphonique. Cependant, nous comprenons rapidement que tous ces personnages sont liés et ces trois histoires vont finir par s'entrelacer et dévoiler le lourd passé de cette famille marquée par les drames. On y parle d'amour, de haine, de résistance, de football, de musique, de maladie, de chagrin.. Les thèmes abordés sont nombreux. Les comédiens sont excellents, leurs émotions incroyablement justes et la mise en scène brillante. On ne s'ennuie pas une seconde. Je recommande vivement.
A voir au Théâtre Saint-Georges du 21 septembre au 29 décembre
Le lundi à 20h et le mardi à 19h
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