New-York, 1878. Assoiffé de progrès, le couple Edison multiplie les inventions révolutionnaires. Mais Thomas Edison, insatiable, poursuit désormais un rêve : celui d’éclairer le monde en devenant le maître de l’électricité... À sa grande surprise, le génial inventeur n’est pas seul dans la course. L’excentrique Nikola Tesla et, surtout, l’ambitieux couple Westinghouse sont, eux aussi, bien décidés à illuminer l’avenir. Terrorisé à l’idée de ne plus être à la hauteur de sa légende, Edison va tout faire pour remporter la bataille. Quitte à pactiser avec la nuit, en inventant l’inimaginable au nom du progrès... L’histoire d’une poignée d’hommes et de femmes qui ont rêvé si fort de l’avenir, qu’ils ont fini par l’inventer.
Il est toujours agréable de se cultiver au théâtre. Là, par exemple, j'ai appris l'existence de George Westinghouse, ennemi juré de Thomas Edison dans ce qu'on a appelé "la guerre des courants". En ce qui concerne la pièce en elle-même, si j'ai mis quelques minutes à rentrer dans l'histoire, je l'ai trouvée extrêmement intéressante et bien plus profonde qu'on pourrait le croire. En effet, elle permet de s'interroger sur le côté plus sombre de cette invention. Combien de coups bas, d'accidents, de rêves brisés, de morts, avant qu'on en arrive là où nous en sommes aujourd'hui? Et comme pour chaque invention, quels usages allons-nous en faire?
Les décors et la mis en scène sont très réussis (en particulier les jeux de lumières avec les ampoules), le twist final est surprenant, et les comédiens sont tous très bons. En résumé, c'est un bon spectacle que je recommande.
A La Scala à 13h45
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