Quand Noémie apprend que son fils est accusé de viol, son passé ressurgit avec fracas. Elle décide de rompre le silence et de confronter ses deux amis d’enfance qui l’ont agressée 25 ans auparavant. Dans ce grand dégel de la parole, la vie de chacun se voit soudain bouleversée.
"Les Glaces" fait partie de ces pièces qui ne laissent pas indifférent. En abordant le thème des violences sexuelles, elle s'attaque à un sujet aussi essentiel que difficile. L'atmosphère, lourde et oppressante du début à la fin, sert parfaitement le propos.
Les comédiens sont, dans leur grande majorité, remarquables et portent leurs personnages avec une émotion sincère. On ressort profondément marqué par cette histoire, qui interroge autant le consentement que la culpabilité, les conséquences des violences et le long chemin de la reconstruction. La pièce évite les portraits simplistes : les agresseurs ne sont pas présentés comme entièrement noirs, ce qui nourrit une réflexion complexe et intéressante.
Avec ses 1 h 45, la représentation peut sembler un peu longue, mais cela s'explique par la richesse et la densité du récit. Une œuvre forte, exigeante, à découvrir si l'on souhaite assister à une proposition qui fait réfléchir autant qu'elle bouleverse.
À voir au Théâtre 11 à 22h30
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