Valentine a 21 ans, une énergie débordante et des projets plein la tête. Entourée d’un grand-père qu’elle adore, de parents tumultueux mais aimants, l’avenir semble lui appartenir. Jusqu’au jour où tout bascule. Elle pourrait s’effondrer. Elle choisit de partir 274 jours à l’autre bout du monde avec Rosy. Mais qui est Rosy ? Elodie Menant donne vie à 18 personnages, avec humour, dérision et sensibilité. Cette histoire est une déclaration d’amour à la vie, un cheminement lumineux et universel sur la résilience, l’acceptation de soi et la magie des rencontres qui nous transforment. Inspiré de l’histoire vraie de Marine Barnérias.
"Rosy et moi – 274 jours" est un spectacle profondément sincère qui raconte l'histoire vraie d'une jeune femme de 21 ans confrontée à un diagnostic de sclérose en plaques. Plutôt que de se laisser définir par la maladie, Valentine choisit de partir pendant 274 jours à l'autre bout du monde, dans une quête à la fois géographique et intérieure.
Sur scène, Élodie Menant impressionne par son énergie. Seule en scène, elle incarne avec aisance toute une galerie de personnages et porte le récit avec une générosité de chaque instant. La mise en scène s'appuie sur un travail lumineux particulièrement efficace pour dessiner les différents espaces et accompagner les nombreuses étapes du voyage. Les séquences dansées, très réussies, apportent quant à elles une véritable respiration au spectacle.
Le propos, résolument tourné vers la vie, évite le pathos. Malgré la gravité du sujet, l'ensemble est traversé par l'humour, la joie et une formidable envie d'avancer. Le spectacle célèbre la résilience sans jamais sombrer dans la leçon de vie appuyée.
Pourtant, si l'histoire est indéniablement touchante et la démarche admirable, je suis restée à distance de l'émotion pendant une grande partie de la représentation. La sincérité d'Élodie Menant ne fait aucun doute, mais le récit m'a parfois semblé trop condensé, comme si le format d'une heure quinze empêchait certains moments de prendre pleinement leur ampleur. Je n'ai véritablement été emportée qu'au cours de la très belle scène finale, où la danse exprime avec force ce que les mots peinaient parfois à transmettre. J'ai également été moins convaincue par l'intégration de passages slamés ou poétiques. Le choix a le mérite d'être audacieux et personnel, mais il m'a parfois sortie du récit.
Malgré ces réserves, "Rosy et moi – 274 jours" est un spectacle généreux et lumineux, porté par une artiste habitée par son sujet. Une ode à la vie qui ne manque ni de cœur ni d'énergie.
A voir au Théâtre de la Luna à 15h05
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