Les producteurs

⭐⭐⭐⭐

Un producteur de Broadway au bord de la faillite imagine une arnaque à l’assurance en montant « Des Fleurs pour Hitler » la pire comédie musicale, sur le pire scénario, dirigée par le pire metteur en scène avec le pire casting qu’on puisse imaginer.

Les choses se compliquent lorsque le flop espéré devient un succès inopiné…

Les Producteurs occupe une place singulière dans la carrière du metteur en scène Alexis Michalik. Connu pour ses spectacles au rythme effréné et à la mécanique théâtrale redoutablement efficace, il s’aventure ici pour la première fois sur le terrain de la comédie musicale. Et pas n’importe laquelle : l’adaptation du spectacle culte imaginé par Mel Brooks, œuvre aussi déjantée que mythique, réputée pour son humour irrévérencieux et son énergie démesurée. Le défi était donc immense, et force est de constater qu’il est brillamment relevé.

Dès les premières minutes, le ton est donné : il faut accepter d’entrer dans un univers où tout est volontairement poussé à l’extrême. L’humour y est absurde, outrancier, parfois grotesque, et il est indispensable de le prendre au dixième degré. Cette radicalité pourra sans doute dérouter certains spectateurs, tant le spectacle assume pleinement l’excès et la caricature. Mais que l’on adhère ou non à ce type de comique, difficile de ne pas reconnaître l’ampleur du travail accompli.

La mise en scène, d’une précision remarquable, témoigne une nouvelle fois du talent de Michalik pour orchestrer de grandes machines théâtrales. Tout semble parfaitement réglé : les enchaînements s’enchaînent avec fluidité, les changements de décor sont spectaculaires, et le rythme ne faiblit jamais. Les comédiens, eux, s’engagent corps et âme dans des rôles volontairement outrés, assumant pleinement cette démesure qui fait le sel du spectacle. Leur énergie est communicative et contribue largement à l’efficacité comique de l’ensemble. Un petit coup de coeur confirmé pour Alexandre Faitrouni, aussi à l'aise dans un rôle comique que dans les rôles plus empreints d'émotion dans lesquels j'ai l'habitude de le voir.

À cela s’ajoutent des décors inventifs, des chansons hilarantes et des chorégraphies millimétrées qui donnent au spectacle une véritable allure de grand show à l’américaine. Une ambition rarement atteinte sur les scènes parisiennes, et qui impressionne par sa maîtrise.

Bien sûr, il faut accepter de lâcher prise pour en profiter pleinement. Si l’on entre dans ce jeu de l’exagération permanente, le plaisir est immense. On rit beaucoup, souvent devant l’absurdité assumée de certaines situations, et l’on ressort avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle aussi fou que généreux malgré quelques longueurs.

Pour ma part, j’ai ri à de nombreuses reprises et me suis souvent surprise à admirer, une fois de plus, la capacité d’Alexis Michalik à concevoir des spectacles d’une telle ampleur. Avec Les Producteurs, il prouve qu’il peut s’approprier un monument de la comédie musicale et en faire un moment de théâtre aussi spectaculaire que jubilatoire.

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La zone Indigo

⭐⭐⭐✨

Lorsqu’un cachalot équipé d’enregistreurs s’échoue sur la côte atlantique, la bioacousticienne Cléo Marson et son équipe sont chargés d’enquêter sur l’origine de cette tentative d’espionnage. Ils ignorent alors que leurs découvertes pourraient les amener à fuir leur pays, bouleverser l’ordre mondial et mettre des millions de vies en péril.

Ayant adoré les précédentes créations de Mélody Mourey (Les crapauds fous, La course des géants et Big Mother) mon attente avant d'aller voir "La zone indigo" était grande. Heureusement, on retrouve avec plaisir dans ce spectacle tout ce qui fait la signature de l’autrice et metteuse en scène : un vrai sens du rythme, une mise en scène moderne, ainsi qu’un goût affirmé pour les sujets forts. Certes, l’intrigue peut sembler complexe dans sa construction comme dans sa thématique, mais c’est précisément ce qui en fait l’originalité. La pièce invite à réfléchir et à s’interroger sur énormément de sujets sans jamais perdre le spectateur. Le propos, à la fois politique et humaniste pourra peut-être ne pas séduire tout le monde, mais la démarche est audacieuse et pleinement assumée. Cette dystopie est-elle réellement si éloignée de la réalité? En tous cas, c'est clairement le message qui veut être passé. 

Il faut également souligner la qualité de l’écriture souvent teintée d’un humour subtil et de répliques cinglantes bien senties qui font mouche et apportent une respiration bienvenue à l’ensemble. L’émotion n’est pas en reste, certains passages touchant avec justesse.

Portée par une troupe remarquable, la pièce brille aussi par la performance de tous ses comédiens, que ce soit les rôles principaux ou les secondaires. Une mention particulière s’impose pour Ariane Brousse qui confirme ici encore l’étendue de son talent et sa capacité à se réinventer de rôle en rôle.

Dynamique, engagée et captivante, "La zone indigo"  ne laisse aucun temps mort : on ne s’y ennuie pas une seule seconde. Un théâtre au service d’un propos fort et résolument contemporain

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Les secrets de la Méduse

⭐⭐⭐✨

Nombreux sont ceux qui connaissent le chef d’œuvre de Théodore Géricault Le radeau de la Méduse, mais combien sont-ils à être au fait de la succession d’évènements tragiques qui conduisirent à ce terrible naufrage ? Combien sont-ils à avoir pu éclairer la lanterne du peintre ? Pierre-Laurent Coste est l’un d’eux, et pour cause, puisqu’il en est un des survivants. Et il a beaucoup de révélations à faire…

Le spectacle "Les Secrets de la Méduse" , dont j’entends parler depuis longtemps, a répondu à mes attentes. Certes, le début peut sembler un peu lent, le temps d’installer l’intrigue, les enjeux et les personnages, mais cette mise en place s’avère finalement nécessaire pour donner toute sa profondeur au récit. Peu à peu, l’intérêt grandit, la tension s’installe et ne cesse de monter, jusqu’à captiver pleinement le spectateur.

Ne connaissant que très peu l’histoire à l’origine du célèbre tableau "Le Radeau de la Méduse", j’ai découvert un récit fascinant, à la fois tragique, humain et profondément marquant. Le spectacle parvient à rendre accessible et vivant ce fait historique, tout en mettant en lumière ses enjeux sociétaux, politiques et humains.

Seul en scène, le comédien parvient à incarner différents points de vue et à maintenir notre attention pendant près d’1h30, sans jamais relâcher le rythme. Son jeu est à la fois précis, engagé et habité, ce qui contribue largement à l’intensité du spectacle.

C’est donc une œuvre que je recommande vivement à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre ce fait divers à l’origine d’une œuvre majeure de l’histoire de l’art, tout en vivant un moment à la fois instructif et captivant.

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Hamlet, la fin d'une enfance

⭐⭐⭐⭐✨

Hamm, 19 ans, a perdu son père il y a deux mois, et sa mère a déjà retrouvé quelqu’un. Cette situation est insupportable. Hamm ne veut plus sortir de sa chambre. Dans une mise en scène immersive, il transforme son lieu en théâtre. Avec sa guitare, ses lumières sculptées, ses figurines, ses marionnettes, son lit, son bureau, son punching-ball et ses musiques (Cure, Pink Floyd, Nick Cave, Mozart etc…), il monte Hamlet. Son univers devient un royaume où fiction et réalité s’entrechoquent. Là où le théâtre est un moyen de résilience pour une jeunesse en manque de repères.

Je ne suis habituellement pas adepte du théâtre classique et les seuls en scène ont souvent du mal à capter mon attention. Pourtant, "Hamlet, la fin d’une enfance" a été un petit coup de coeur. Comme quoi, s'aventurer hors de sa zone de confort réserve parfois de très belles surprises.

Cette adaptation moderne de "Hamlet"  réussit un pari audacieux : rendre accessible un texte que je trouve personnellement difficile d’accès. Le choix de transposer l’histoire à notre époque, à travers le personnage d’Hamm, adolescent confronté à la perte de son père, apporte une résonance particulièrement forte et actuelle.

L’intelligence de la pièce réside aussi dans la sélection des extraits du texte original : les coupes sont pertinentes et permettent de suivre l’intrigue sans jamais se sentir perdu.

Mais ce qui rend le spectacle véritablement unique, c’est son mélange des genres particulièrement réussi : théâtre classique et moderne se croisent avec des marionnettes, des extraits vidéo, du chant, et même de la musique jouée en live à la guitare. L’ensemble crée une expérience riche, immersive et étonnamment cohérente. C’est un spectacle complet, comme j’en ai rarement vu. Il ne manque que les claquettes!

Malgré la dimension tragique de l’œuvre, l'adaptation fait aussi preuve d’audace en intégrant de subtils moments d’humour. Ces respirations, intelligemment dosées, apportent de la légèreté souvent bienvenue.

L’ensemble est porté par une mise en scène inventive, rythmée, et des décors ingénieux où chaque détail semble pensé avec soin.

Enfin, il est impossible de ne pas saluer la prestation de Victor Duez. Sa présence scénique, à la fois intense et profondément sincère, captive du début à la fin. Il habite littéralement son personnage et offre une interprétation saisissante.

En somme, un spectacle audacieux, complet et profondément marquant, qui réconcilie avec le théâtre classique et laisse une impression durable bien après le rideau final.

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Amadeus

⭐⭐⭐⭐

Vienne, 2 novembre 1823 –

Un vieil homme prétend avoir tué Mozart il y a 32 ans. Son nom : Antonio Salieri. C’est le compositeur officiel de l’Empereur et serviteur de Dieu, à qui tout réussit. Jusqu’au jour où il rencontre un prodige fulgurant, un génie insolent, obscène, incontrôlable… mais traversé par une musique d’une pureté divine : Wolfgang Amadeus Mozart ! Face à un tel talent, Salieri se laisse dévorer autant par la jalousie que l’admiration. Il n’aura plus qu’un seul but : le faire taire.

Commence alors la mise à mort d’un génie, prouvant à quel point l’être humain est capable du meilleur comme du pire

Au Théâtre Marigny se joue Amadeus, adaptation de la pièce de Peter Shaffer, rendue célèbre au cinéma par Milos Forman en 1985 et couronnée par huit Oscars. Inspirée de figures bien réelles  (Wolfgang Amadeus Mozart et Antonio Salieri), l’histoire relève pourtant de la fiction : aucune preuve historique n’atteste d’une rivalité aussi féroce entre les deux hommes. C’est là toute la force de l’œuvre : transformer une hypothèse romanesque en tragédie universelle sur le génie, la jalousie et la médiocrité blessée.

Dès l’entrée dans le théâtre, la magie opère. Des musiciens accueillent le public dans le hall en tenue d'époque, en interprétant des airs de Mozart, et prolongent cette présence jusque dans cette magnifique salle. L’immersion est immédiate : l’atmosphère raffinée et mystérieuse abolit la frontière entre scène et spectateurs. On ne vient pas simplement assister à une représentation : on entre dans un univers où la musique circule comme un souffle.

Sur scène, quatorze artistes (ce qui est de plus en plus rare de nos jours) portent le spectacle avec énergie. Les costumes sont somptueux et les performances lyriques, d’une grande qualité, rappellent que la musique n’est pas un ornement mais la matière même du spectacle.

Au cœur de cette architecture dramatique, deux figures s’affrontent. Jérôme Kircher incarne aussi sobrement que brillamment la glace : la retenue, la rigueur, la blessure contenue et le machiavélisme d’Antonio Salieri. Face à lui, Thomas Solivérès est le feu. Son Mozart éclate, rit, provoque, déborde et agace. Mais ce qui frappe surtout, c’est l’extraordinaire palette qu’il déploie. Il ne se contente pas d’être l’enfant terrible insolent et incandescent ; il donne à voir, avec finesse, la fragilité sous l’exubérance. Son corps se tord d’énergie, sa voix fuse, son rire claque, puis, peu à peu, l'impétuosité laisse place à l’épuisement, la flamboyance à la solitude. Dans les scènes de déchéance, il nous fend littéralement le cœur. Le génie n’est plus seulement un feu d’artifice, il devient un être vulnérable, acculé, presque enfantin dans sa détresse. Cette bascule donne au spectacle sa profondeur tragique.

Ma seule réserve concerne le choix d’accentuer le versant scatologique du personnage pour souligner son impertinence. Si l’irrévérence fait partie du mythe, l’insistance sur certains effets m’a semblé superflue puisque la richesse du jeu de Thomas Solivérès suffisait amplement à exprimer cette insolence sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter.

Malgré ce léger bémol, Amadeus s’impose comme une proposition théâtrale ambitieuse, vibrante et généreuse, portée par une troupe remarquable et par un duo de comédiens extraordinaire.

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La prochaine fois que tu mordras la poussière

⭐⭐⭐⭐

Dans ce récit profondément intime, l’auteur revient sur son histoire personnelle et sur la relation complexe qu’il entretient avec son père. En filigrane, il aborde son cheminement identitaire, livrant un témoignage sincère, lucide et bouleversant.

"La prochaine fois que tu mordras la poussière"  est un spectacle qui ne peut laisser personne indifférent. Adapté du roman éponyme de Panayotis Pascot par son propre frère, il met en lumière une relation père-fils à la fois conflictuelle, douloureuse mais profondément traversée par l’amour. Ayant lu et beaucoup aimé le livre, j’étais particulièrement curieuse de découvrir ce que la scène pouvait apporter. Sans trop en dévoiler, le choix (aussi audacieux que pertinent) de donner vie au père constitue, à mes yeux, l’une des grandes forces de cette adaptation.

À la qualité d’écriture, déjà unanimement saluée, s’ajoute une mise en scène de Paul Pascot dynamique et inventive. 

Et surtout, le spectacle repose sur un duo de comédiens remarquable. Roméo Mariani est bouleversant : il est d’autant plus impressionnant que cette représentation n’était que sa sixième. On a le sentiment que le texte a été écrit pour lui tant il s’approprie les mots de l’auteur avec une justesse et une sincérité désarmantes. Il traverse les états, les failles et les contradictions de son personnage avec une intensité qui monte crescendo, sans jamais forcer l’émotion.

Si Roméo Mariani capte immédiatement l’attention, Yann Pradal m’a, pour ma part, profondément marquée. Son rôle, en apparence plus discret, est en réalité d’une grande complexité, tant par les choix de mise en scène que par la rareté de ses interventions. Et pourtant, quelle intensité, quelle présence! Chacune de ses interventions semble chargée d’un poids émotionnel considérable.

Intense, crue, profondément émouvante, la pièce "La prochaine fois que tu mordras la poussière" dépasse le simple récit intime pour toucher à l’universel. Elle parle de filiation, d’héritage, de ce que l’on reçoit malgré soi et de ce que l’on tente, parfois maladroitement, de réparer. La scène finale, d’une grande justesse, a visiblement touché la salle : plusieurs reniflements se faisaient entendre autour de moi, signe d’une émotion partagée et difficile à contenir. On sort de la salle secoué, traversé par des émotions contradictoires, avec le sentiment d’avoir assisté à un moment de théâtre rare qui continue de travailler bien après le noir final. Une pièce forte et à voir.

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La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

⭐⭐⭐

18 octobre 1973. L’équipe des Aventures de Rabbi Jacob, le film de Gérard Oury avec Louis de Funès dans le rôle principal, attend avec impatience la sortie en salles. Le succès sera planétaire. Ce même jour, une jeune femme détourne l’avion Paris-Nice. Parmi ses revendications : que toutes les bobines du film soient mises sous scellés. 

"La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob", le dernier spectacle de Jean-Philippe Daguerre, s’appuie sur un fait divers méconnu et fascinant, qui constitue indéniablement l’un de ses grands atouts. En mettant en lumière cette femme complexe et fragile, la pièce suscite à la fois l’intérêt et une véritable empathie du spectateur. Sans chercher à l’idéaliser, elle la rend profondément humaine et attachante.

Les comédiens livrent une interprétation sincère qui contribue largement à la crédibilité de l’ensemble. La mise en scène se distingue par une utilisation inventive et très précise des écrans: la qualité des images projetées est saisissante et donne l’illusion de décors réels. Jean-Philippe Daguerre s’aventure ici hors de sa zone de confort, avec une audace qui s’avère être une réussite totale.

L’histoire gagne progressivement en intensité, captant de plus en plus l’attention à mesure que les enjeux se précisent. La volonté de dresser un portrait complet de cette femme, de son couple et de sa lente dérive est compréhensible, même si l’ensemble gagnerait à être un peu resserré. Le mélange des registres, entre humour parfois burlesque, engagement politique, récit historique et drame intime, peut également dérouter, mais il reflète l’ambition de la mise en scène.

La fin du spectacle est particulièrement marquante. Elle ouvre une réflexion sur la dimension tragique de cette histoire et invite à s’interroger sur les véritables raisons de la mort de cette femme, laissant le spectateur avec une impression durable et une matière à réflexion.

"La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob" est donc un spectacle ambitieux, encore en rodage, mais déjà très prometteur. Il séduit par son sujet, la qualité de son interprétation et certaines trouvailles de mise en scène, tout en laissant entrevoir de légers ajustements qui pourraient le rendre pleinement convaincant.

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Alba et Sadaf

⭐⭐⭐

Au Salvador, l'avortement est interdit et les femmes qui y recourent risquent des peines pouvant aller jusqu'à 50 ans de prison. Mais Alba tombe enceinte.

En Iran, les femmes n'ont pas le droit d'assister aux matchs de football dans les stades afin de les préserver de l'ambiance masculine, dangereuse pour leur pureté. Mais Sadaf a un rêve.

Alba et Sadaf ne se connaissent pas et ne se connaitront jamais. Pourtant, elles sont liées par quelque chose de bien plus fort...

"Alba et Sadaf" est un spectacle très touchant, porté avant tout par la force de ses histoires et le message qu’il transmet. À travers le destin de ces deux femmes, la pièce met en lumière, avec sensibilité et lucidité, la condition féminine encore largement bafouée dans de nombreux pays du monde. Le constat est saisissant et suscite une émotion sincère, tant il est difficile de rester indifférent face à ce qui est raconté. Et d'autant qu'il s'agit d'histoires vraies...

Le projet était à l’origine pensé comme un film, mais Kheiron a dû se tourner vers le théâtre afin de pouvoir donner vie à ces deux récits. Ce choix explique le caractère très cinématographique de la mise en scène, avec des enchaînements rapides et une narration visuelle marquée. Condenser ce qui aurait dû être un film de deux heures dans une pièce d’environ 1h10 impose un rythme soutenu, parfois foisonnant, qui reflète aussi l’urgence et la nécessité de raconter ces histoires. Quelques touches d’humour viennent enfin alléger l’ensemble, sans jamais détourner l’attention de l’essentiel : un message fort, nécessaire et profondément humain.

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