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Gnangnan, les contes de fées ? Cucul, ces histoires pour endormir les enfants ? Détrompez-vous : avec leur lot d’amputations, meurtres, mutilations, cannibalisme et autres adultères, les versions originales ne sont pas à mettre entre toutes les mains ! Quatre personnages décident de prendre le contrôle du spectacle pour nous raconter la (sale) vérité sur les contes de fées. Le résultat est un florilège de récits jubilatoires, irrévérencieux, crus et détonants de modernité !
"Et à la fin, ils meurent" affiche d’emblée la couleur: un titre percutant, un pitch prometteur, et la curiosité est piquée. Adaptée de l’ouvrage éponyme, cette pièce revisite les contes de fées en revenant à leurs racines les plus sombres. Oubliez les versions édulcorées destinées aux enfants: ici, on retrouve la violence, la cruauté, le sexisme et les morales ambiguës des récits originaux. Le ton est volontairement irrévérencieux, parfois cru, grossier ou trash ; le spectacle s’adresse clairement à un public adulte, et assume pleinement ses excès.
Derrière cette comédie déjantée se cache pourtant une réflexion plus fine qu’il n’y paraît. En détournant les codes du conte, la pièce interroge la société contemporaine, notamment le manque de diversité et les schémas stéréotypés transmis dès l’enfance. L’humour fonctionne à merveille : situations absurdes, répliques bien senties et rythme soutenu provoquent de nombreux éclats de rire. La mise en scène regorge d’idées inventives, tout comme le décor, riche en détails à observer. Les comédiens, débordants d’énergie, portent le texte avec un véritable sens du comique et une belle complicité.
Drôle, mordant et intelligent, "Et à la fin, ils meurent" réussit à divertir tout en faisant réfléchir. Un spectacle audacieux et réjouissant, qui bouscule les contes de notre enfance pour mieux questionner le monde d’aujourd’hui.
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